Le 20 mars dernier,
notre collègue Kandé C. a été victime d’une blessure par arme à feu
alors qu’elle effectuait ses missions d’accueil en gare de l’Est.
Celle-ci a été prise en charge dans des conditions particulièrement
choquantes par les forces de police qui lui ont masqué durant plusieurs
heures les responsabilités des agents du poste de police de la gare de
l’est, pourtant responsables du coup de feu.
En outre, la SNCF ne lui a accordé aucun soutien sérieux.
La direction de
l’entreprise était en effet avant tout préoccupée de ne pas se fâcher
avec les services de police plutôt que de défendre l’une de ses agents
(pas d’accompagnement lors de sa reprise de fonction, pas d’aménagement
de son poste de travail malgré le traumatisme subi, pas de conseils
juridiques pour lui permettre de défendre au mieux ses intérêts…)
Pour
couronner le tout, Kandé fait partie de ces nombreux agents en CDD que
la SNCF recrute en permanence pour compléter des effectifs bien
insuffisants !
Aujourd’hui, presque
6 mois après les faits, la direction espère que l’émotion qu’a suscitée
cet accident auprès de ces collègues est retombé.
Malgré de nombreuses
interventions syndicales à tous les niveaux de l’entreprise, Kandé se
trouve en fin de CDD et la SNCF ne lui propose que … la porte !
Parce que le rôle d’un employeur est d’assurer la sécurité de ses salariés, non de les exposerà des risques pour leur santé,
Parce que Kandé est à la fois
victime de la précarité organisée par la SNCF et d’une blessure au
travail dont elle gardera le traumatisme à vie,
Kandé doit être embauchée.
Paris, le 14 septembre 2009