Lors d’une réunion
nationale sur les matières dangereuses, le médecin du travail a indiqué
que neuf tests relatifs à la recherche de contamination radioactive se
sont révélés positifs...
Ces tests ont été effectués à
partir de prélèvements réalisés au cours du dernier trimestre 2008 et
du premier trimestre 2009 sur des salariés travaillant sur le site
d’Arcelor-Mittal de l’aciérie de Gandrange (entre Metz et Thionville)
et sur le site de Clonas sur Varèze (Isère).
Ainsi, neuf agents SNCF ont été contaminés par des pollutions de
matières radioactives de surface entre septembre 2008 et mars 2009,
sans qu’aucune information ne soit transmise avant mi octobre 2009,
c’est inadmissible. Personne ne sait actuellement d’où vient cette
contamination surfacique (Écoulement, étanchéité…), cela étant, des
salariés ont été touchés, le sont peut-être encore et les faits peuvent
se reproduire. L’IRSN (institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire) avise normalement le directeur d’établissement ainsi que le
médecin du travail lorsque l’analyse d’un dosimètre se révèle positive.
Suite aux incessantes restructurations du FRET, il n’y a actuellement
plus d’interlocuteur.
La fédération SUD-Rail dénonce l’absence de médecin depuis le 01
septembre 2009 au cabinet médical du site de Thionville et dans
plusieurs autres cabinets médicaux SNCF.
SUD-Rail exige que les contrats signés entre l’IRSN et les
établissements SNCF fassent état d’une obligation d’informer
immédiatement les membres des CHSCT ainsi que ceux du Comité National
Hygiène Sécurité et Conditions de Travail en cas de problème. Une
enquête demandée par le Groupe National Matières Dangereuses est en
cours via les CHSCT concernés.
Dans l’attente des conclusions et afin de préserver la
santé des salariés, la fédération SUD-Rail exige un renforcement des
mesures de surveillance « en temps réel ».
www.sudrail.fr/