Les
élections prud’homales de 2008 ont montré à quel point les employeurs ne voulaient pas que les
salarié-e-s puissent s’exprimer librement, en
votant pour le syndicat de leur choix : avant les élections(listes électorales,
etc.) et le jour du scrutin (impossibilité de se rendre aux bureaux de vote)
ils ontmultiplié les embûches !
Les pouvoirs publics les ont aidés en n’imposant pas les conditions matérielles d’un vote physique
dans les entreprises.
Un an
après, le ministre du travail se repenche sur la question … Mais M. Darcos
continue le sale travail : il vient de confier à un Conseiller d’Etat la
mission de réfléchir notamment aux « autrespossibilités de désignation des juges
prud’hommes » !
Les
conseils prud’homaux dérangent les patrons qui considèrent qu’ils doivent être
seuls maitres chez eux . Pour les salariés, c’est une possibilité de récupérer
tout ou partie (et c’est trop souvent cela) de ce qui leur a été volé !
En
2008, le nombre d’affaires porté devant les Prud’hommes a augmenté de 4,8%. Toutes juridictions confondues, c'est la progression la plus
importante.
L’Union
syndicale Solidaires demande que les salariés siégeant dans les conseils
prud’homaux disposent de plus de moyens en temps.
Concernant l’élection, face aux difficultés
constatées, la solution n’est pas … de supprimer l’élection ! L’Union syndicale
Solidaires demande que les élections prud’homales soient organisées au plus
près des salariés, et avec une menace forte de sanctions envers les employeurs
qui feraient pression avant ou pendant le vote.