Le dossier du jour du Parisien porte sur la « politique de volontariat » prônée par Nicolas Sarkozy
: la retraite à 70 ans, le travail le dimanche, les heures
supplémentaires, le nouveau machin pour les conducteurs de fret à la
SNCF…
Lire
ça en prenant son café le matin alors qu’une fine bruine tombe sur
Bicêtre est déprimant. Bientôt deux ans que s’accumulent ces mesures
démagogiques et j’imagine déjà les quelques libéraux qui vont venir les
défendre ici…
Moi aussi, je suis volontaire pour gagner plus d’oseille,
je suis volontaire pour ne pas être chômeur et je suis volontaire pour
toucher assez de sous pour vivre décemment après 70 ans.
Mais tout ça n’est qu’un leurre.
On ne résout pas un problème collectif majeur de perte de pouvoir
d’achat par quelques mesures individuelles. Le problème est simple : la part du travail dans le PIB a baissé de 12% en 30 ans.
C’est cette évolution de la société, liée à différents facteurs dont le
progrès technologique, qu’il faut pallier et cette spirale infernale
qu’il faut enrayer : le pognon ne va plus aux travailleurs et aux
retraités.
Les mesures sur le volontariat ne permettront pas de résoudre ce problème. Tout
au plus, les personnes concernées gagneront quelques centaines d’euros
temporairement au prix d’une destruction progressive du droit du
travail qui ne fera qu’amplifier le phénomène !