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 Bernard Thibault commissaire européen aux ouvriers? Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Alors que la CGT tient son 49e congrès, Roger Silvain dirigeant emblématique de la CGT – Renault reprend du service pour dénoncer la «dérive» de la ligne politique défendue par Bernard Thibault. Une dérive qu’il attribue à la Confédération européenne des syndicats.



(photo: darcydominique - Flickr - cc)

À « bientôt 79 ans », Roger Silvain aurait pu décider de laisser filer, de ravaler sa colère contre la direction de la CGT. Mais ce serait mal connaître le bonhomme : « Le combat, explique-t-il, lui, qui est entré à l’âge de 15 ans à Renault-Billancourt comme apprenti-ajusteur, c’est tous les jours, jusque sur notre lit de mort ». Son combat du moment, cette figure emblématique de la CGT proche d’Henri Krasucki le mène via le Front syndical de classe, une association lancée cet été et qu’il préside. Une association qui vise à être un « vecteur d’idées pour que la CGT reste fidèle à ses fondamentaux »


Même s’il admet qu’« il y a une vieille tradition à la CGT qui consiste à ne pas dénigrer ses dirigeants », ces fameux « fondamentaux », il les rappelle avec force à Bernard Thibault. Car ce partisan de la « vieille CGT », comme diront certains, sent bien que la base suit de moins en moins l’actuel Secrétaire général. « Au congrès , explique-t-il, vous n’aurez pas le reflet exact de ce mécontentement parce qu’il a été bien “préparé”. » Alors Roger Silvain met des mots sur ce mécontentement. Et surtout il analyse le fossé qui se creuse entre les troupes et « le gars qui tient la boutique ». Il y voit la marque de la Confédération européenne des syndicats et décrit presque Bernard Thibault en commissaire européen aux ouvriers !


«On sent une “cfdtisation” de la CGT»

Bernard Thibault commissaire européen aux ouvriers?

Marianne2.fr : Vous reprochez à Bernard Thibault d’incarner un syndicalisme de compromis plutôt qu’un syndicalisme de lutte ? 

Roger Silvain : La dérive a commencé à s’amorcer avant l’arrivée de Bernard Thibault à la tête de la CGT, à partir des années 1994-1995, sous la conduite de Louis Vianney. Quand Thibault a pris la relève de Vianney, il avait une image très positive : il avait été l’animateur de la lutte des cheminots en 1995, c’était un jeune gars qui médiatiquement passait pas mal. Mais la dérive s’est accélérée quelques mois après sa prise de fonction, quand la CGT est entrée dans la Confédération européenne des syndicats (CES) qui est une création de l’Union européenne.

Il ne faut pas perdre de vue que l’UE s’articule autour de trois grands axes. L’axe politique avec la Commission européenne. L’axe militaire avec  l’Otan. Et l’axe syndical avec la création de cette CES dont l’objectif est d’associer les classes ouvrières des pays de l’Union, pas à la sauvegarde, mais à la marche du capitalisme. La CGT en adhérant en 1999 à la CES est rentrée dans le moule. Ce glissement s’accélère depuis le dernier congrès. Le congrès actuel va amener lui aussi des bouleversements. Sauf que là ça commence à gueuler dans les rangs de la CGT. Le couvercle commence à se soulever. Les gars nous disent : « On ne comprend pas, ce n’est plus la même CGT »

  

Une CGT que la base ne reconnaît plus d'autant plus que Bernard Thibault, au printemps dernier, a retenu ses troupes. Alain Minc qui a l’oreille du chef de l’Etat explique lui-même qu’il y a eu « une volonté politique de cogérer le pays avec les syndicats » ? 

On peut reconnaître un mérite à Sarkozy : au moins, lui, est un ennemi des travailleurs clairement identifié et un représentant des grandes fortunes françaises que sont les Bolloré, les Lagardère, les Bouygues, etc. Il a reçu les centrales syndicales et leur a dit : « Les travailleurs sont mécontents, messieurs, jouez votre rôle ». Ce qui lui permet de dire ensuite : « Nous avons vraiment de la chance d’avoir à faire à des syndicats raisonnables et responsables ». Mais au-delà de Nicolas Sarkozy, il y a une ligne politique. Une ligne politique qu’incarne la CES. Incontestablement, la CES joue un très très grand rôle pour que la CGT devienne un syndicat qui reconnaisse l’économie de marché, qui considère que l’on peut tirer quelque chose du capitalisme, qu’il est « amendable » puisque c’est le mot à la mode.

Depuis que la CGT existe, il y a toujours eu une lutte entre le courant réformiste — de collaboration de classes — et ce qu’on appelle le courant “lutte de classes”. Mais on vit une période en ce moment où le courant réformiste a marqué des points. On sent une « cfdtisation » de la CGT. 

Le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel marque aussi une rupture. Il a mis au grand jour une contradiction sérieuse au sein de la CGT. La CES a appelé à voter «oui» au TCE. Bernard Thibault s’est aussi prononcé pour le “oui”. Le Comité confédéral national de la CGT, lui, s’est prononcé contre. Il faudrait que Bernard Thibault s’explique là-dessus. Comme ils devraient s’expliquer, lui et ses proches collaborateurs, sur leur volonté de débarrasser la CGT du poids outrancier des communistes. Tout le monde dit qu’il s’agit du dernier mandat de Bernard Thibault à la tête de la CGT. Mais je prends date avec Marianne : je suis convaincu qu’il finira Secrétaire général de la CES...


«Quand la CGT vient sur le terrain de la CGC, l’original est toujours préféré à la copie!»

Nicolas Sarkozy a tout de même offert à la CGT un formidable cadeau en échange de ses bons et loyaux services avec la réforme de la représentativité. Une réforme qui vise à renforcer la CFDT et la CGT puisque, à l’issue des élections professionnelles, ne peuvent désigner un délégué syndical que les organisations qui ont atteint le seuil de 10% des voix ? 

Il est clair que les stratèges de la CGT ont vu d’un bon œil cette réforme. Dans les « tôles », les mecs de la CGT, à l’époque de l’accord sur la représentativité, disaient : « C’est l’accord du siècle : ça va mettre les mecs au boulot ». C’est atroce comme raisonnement. J’ai entendu des militants de la Fédé des métaux dire : « Dans les PME, les mecs qui ronronnent, c’est fini. Il va falloir qu’ils aillent gagner leurs voix ! » Sauf que, quand dans le même temps la CGT vient sur le terrain de la CGC — qui, par essence, est l’organisation patronale de collaboration — l’original est toujours préféré à la copie ! C’est l’original qui rafle la mise ! Avec l’accord CGT-CFDT sur la représentativité, la CGT Renault-Billancourt par exemple n’existe plus. On ne l’a pas lu beaucoup dans la presse ça ! Ils n’ont pas fait une conférence de presse pour l’annoncer ! 

Cette stratégie de dire « en dessous de 10% vous n’existez plus », il faut avoir des forces pour faire ça. Et les forces de la CGT réduisent à vue d’œil. La CGT lors de son dernier congrès déclarait 700 000 adhérents dont 150 000 retraités. L’objectif du 48e congrès était d’arriver au 49e congrès avec 1 million d’adhérents. Ils en ont perdu. Ils ne sont plus qu’à 650 000 ! 

C’est la même chose pour les élections prud’homales. On a gagné 2%. Mais c’est à la fois vrai et faux. C’est vrai, mais avec 74% d’abstention. L’analyse que nous faisons de ces élections prud’homales, c’est que l’événement politique, c’est cette abstention. On ne peut pas dire, quand il y a 60% d’abstention dans une élection politique, que c’est grave pour l’avenir de la démocratie et puis, quand c’est une élection syndicale et qu’il y a 74% d’abstention, que gagner 2% est une grande victoire. Il y a une contradiction qui n’est pas tenable.   

  

La CGT n'en est pas à sa première contradiction. En 1968 — une période que vous connaissez bien — la CGT, craignant d’être débordée sur sa gauche, s’est aussi montrée « responsable » ?  

Henri Krasucki qui avait été déporté me disait souvent : « Qu’est ce que je peux en avoir marre de ces historiens qui veulent nous expliquer comment ça se passait dans les camps. Nous, on y était. » 1968, comment ça se passe ? Premièrement il y a des déclencheurs. Et je suis convaincu qu’il y en aura encore. C’est pour ça que Sarkozy dit à ses cordons de flics : « Faites gaffe, pas de bavures ». Un mort, c’est terrible : ça déclenche un truc. En 1986, la mort de Malik Oussekine par exemple. Gay-Lussac en 1968, il n’y avait pas eu de mort, mais il y avait eu un matraquage monstre. Cette année, l’élément déclencheur, ça aurait pu être les événements en Guadeloupe. Un mec comme Eli Domota, il aurait fallu le faire venir pour un meeting. Vous faites ça dans un stade avec 30 000, 40 000 mecs qui forment une avant-garde. Quand ils rentrent dans leur « tôle » après le meeting, ils sont galvanisés ! 

Mais avant cet élément déclencheur, vous avez surtout un climat, un mouvement qui monte dans le monde ouvrier et qui gagne aussi très fort le monde enseignant. En 1968, Georges Séguy (le secrétaire général de la CGT de l’époque, ndlr) avait entretenu ce climat. 

Le rôle de Thibault, ce n’est pas dire un beau matin «tout le monde arrête de travailler et descend dans la rue». C’est de cultiver ce climat, c’est de cultiver cette idée-là pour la faire mûrir. Et quand elle est mûre, ça part. Les mecs n'ont plus besoin de capitaines. Les états-majors syndicaux — la CGT en tête — ne cultivent pas ça. Ce n'est pas en lançant un mot d'ordre tous les mois et demi comme ils l'ont fait, qu'on y arrive. Si Bernard Thibault ne faisait même que copier Georges Séguy, je me tairais !  

www.marianne2.fr

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 12-12-2009 à 09h28

 Bernard Thibault, le fossoyeur de la CGT ? Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

La CGT tient son gongrès en ce moment à Nantes. Bernard Thibault devrait être reconduit à la tête de la centrale syndicale sans problème. Pourtant, pour la première fois la contestation interne se fait entendre, et la ligne officielle qui tend de plus en plus à accompagner le capitalisme et non plus à le combattre, cette ligne donc ne fait plus l'unanimité.

L'élément déclencheur est bien évidemment la stratégie de la CGT et des autres centrales lors des grandes manifestations de janvier et mars, que personne n'a compris. Mais cela avait déjà commencé dès la réforme du régime de retraite des cheminots pour lequel Mr Thibault est suspecté de cogestion avec le chef de l'état. Par la suite il y a eu tous ces mouvements locaux dont la presse s'est fait abondamment l'écho, où la direction du syndicat a laissé de courageux militants de terrain se débrouiller seuls.

Evidemment, la direction sortante peut se targuer de voir le nombre de militants augmenter et d'avoir gagner les élections prud'hommales. C'est oublier qu'en période de crise, où la défense des salariés est plus que jamais nécessaire, le taux de syndicalisation en France reste trop faible. De même, aux prud'hommales, l'abstention était très forte, et les électeurs n'ont choisi la CGT en grande partie à cause de son image de syndicat radical, c'est à dire à l'opposé de la politique menée aujourd'hui.

Bernard Thibault dirigera donc la CGT pour encore trois ans. On peut se demander ce qu'il compte faire de son mandat. On peut surtout s'inquièter pour le monde du travail si la CGT quinze ans après la CFDT rend à son tour les armes et cède aux sirènes du réformisme et de la cogestion.

reverdenouveau.canalblog.com/

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 12-12-2009 à 09h25

 Déclaration délégation SUD Rail au CE Fret du 21 avril 2009 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Les élections professionnelles du 26 mars 2009 ont confirmé une nouvelle progression SUD-Rail.

 Sur le périmètre du CE national Fret avec 3 élus exécution et 18,17% des voix, les cheminots ont clairement affirmé la confiance qu'il accorde à notre syndicalisme de proximité et de lutte.

 Notre position concernant la création d'un CE Fret recouvrant l'ensemble du territoire et regroupant  l'ensemble des agents affectés dans une même « famille » n'a pas changé.

Pour SUD-Rail c'est une volonté d'autonomie de votre part. Une autonomie prélude à la filialisation.

 Pour autant c'est dans un CE doté de toutes ses prérogatives que nous interviendrons.

Il vous faudra compter avec SUD-Rail et dans la période actuelle, les cheminots peuvent compter sur nous pour défendre leurs intérêts.

 Ces élections sont intervenues en période de crise économique dont chacun sait dorénavant que la SNCF dans toutes ses activités est touchée.

 

Face à la crise mondiale d'un système capitaliste qui fait face ses limites spéculatives, 2 mobilisations d'envergure des salariés du public et du privé ont eu lieu le 29 janvier et le 19 mars.

Le mot d'ordre est clair « NOUS NE VOULONS PAS PAYER LEUR CRISE ».

 

Or il apparait clairement que concernant le Fret, ce sont bien les cheminots qui vont payer les pots cassés.

 Nous en voulons pour preuve votre note sur le management de la crise.

En effet   face aux prévisions de résultats 2009 pour Fret SNCF où l'objectif de 1,8 milliards d'€ de CA attendus ne sera probablement pas réalisés, les résultats au 1er trimestre étant 20% en dessous de ce qui était espéré vous vous êtes fendus d'une note où vous pointez les réductions en terme de production et d'effectifs à réaliser.

 

Ainsi :

-      Réduction du plan de transport tant sur le train massif que sur le wagon isolé.

-      Restitution des wagons non utilisés.

-      Radiations des locomotives et garage bon état.

-      Programme jugé « ambitieux » de réduction des effectifs d'environ 13%. Et l'on sait qu'il a déjà été annoncé dans certains PA 30% de réduction d'effectifs.

 

Parallèlement à ces mesures vous indiquez les nécessaires « économies » notamment sur le poste Achats et Charges Externes (ACE).

Parc automobile et informatique, dépenses de réception, frais de mission, de séminaire et de consultance sont revus à la baisse.

 

Cette période riche en incertitude n'est pas faite pour rassurer les cheminots qui travaillent pour le fret et l'exécution d'un service au client le plus qualitatif possible.

L'annonce de suppression supplémentaire de postes au fret est loin de les rassurer. Surtout quand on sait comment se sont passées les différents reclassements au fret et notamment dans l'ADV, sujet dont  nous aimerions discuter dans cette instance vu que cela a été mis hors compétence à la CPC Fret d'Avril.

Là encore cette situation est loin de nous satisfaire en regard de la souffrance humaine qu'elle génère d'une part et du sentiment de laisser pour compte qu'elle entraine.

SUD-Rail le réaffirme ces reclassements et la façon dont ils sont imposés ne nous satisfont évidemment pas.

 

Cette note envisage également des mesures de chômage partiel menée en lien avec DRH SNCF.

Qu'entendez-vous par là ?

 

Autre sujet d'actualité : le projet « FREGATE » mené au sein du Pôle d'Activité Combi-Express dont beaucoup ont entendu parler mais dont on ne sait pas grand-chose de plus sauf qu'il entérinerait de fait la création d'une filiale de droit privé qui se verrait dotée de ses moyens traction et d'exploitation pouvant ainsi contourner la réglementation applicable à la SNCF.

SUD-Rail aimerait avoir des informations et vous entendre sur ce sujet.

 

Le 2ème groupe de travail sur le transfert CRML/CRLO s'est tenu.

Basé sur un soit disant volontariat des CRLO pour conduire des engins plus puissants, l'objectif des expérimentations en cours est loin du philanthropisme affiché sur les opportunités d'un déroulement de carrière harmonieux pour les CRLO concernés. Nous avons constaté que ce GT est très éloigné de la lettre du cadrage initial et que ces agents soient volontaires ou non l'expérimentation est maintenue comme à Cerbère par exemple.

L'objectif affiché est bien la baisse des couts d'utilisation du personnel.

 

Concernant le Wagon isolé votre note sur le management de la crise fait état d'études visant à rapatrier du tri de plateformes vers des hubs. Quels sont les sites visés ? Combien d'agents sédentaires et ADC seront concernés par ces transferts de charges ?

 

De plus, l'annonce du secrétaire d'état au transport sur la création d'une « société de portage » composée de RFF, la caisse des dépôts et consignation ainsi que l'opérateur américain « Railroad development » chargée de promouvoir les Opérateurs de Fret de Proximité nous interpelle.

Ainsi Fret SNCF ne serait plus l'opérateur ferroviaire privilégié pour le transport de wagon isolé.

Alors qu'il est  notoirement connu que les Opérateurs de Fret de Proximité ne peuvent survivre que subventionnés.

Cela signifie que l'état préfère autoriser le subventionnement d'une entreprise américaine plutôt que le subventionnement de l'établissement public dont il est l'unique actionnaire. Cocasse comme situation.

 

Pour SUD-Rail, le versement d'argent public ne doit pas servir à développer la concurrence entre opérateurs ferroviaires mais bien à développer un vrai service public de transport de fret ferroviaire.

 

Pour terminer, nous souhaiterions que soit évoqué aujourd'hui certains disfonctionnements ou incompréhensions (composition des délégations) dans les convocations des prochaines réunions ainsi que les modalités de dégagements et de déplacements des élus et représentants.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 25-04-2009 à 21h51

 Déclaration SUD-Rail : Déclaration générale. Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Comité Central d'Entreprise SNCF, séance du 9 décembre 2008.


Déclaration SUD-Rail :

Déclaration générale.


Pour cette dernière séance de l'année 2008, la délégation SUD-Rail se limite à un rapide tour d'horizon de l'actualité sociale à la SNCF, mais aussi en dehors, en insistant sur la nécessité d'un mouvement social fort, unitaire, interprofessionnel, rapidement.

 

Déréglementation du travail (RH 0077)

La modification du RH 0077 qui instaure une réglementation différente pour les cheminot-e-s travaillant au fret est un évènement grave. Tout d'abord, cela dégrade les conditions de travail, puisque les changements dans le RH 0077 ne prévoit aucune amélioration pour le personnel, seulement la possibilité de plus de flexibilité, moins de repos les week-ends, etc. C'est une régression. La deuxième raison qui en fait un évènement grave est que cela instaure une réglementation du travail selon l'activité exercée au sein de la SNCF, accentuant ainsi la marche vers l'éclatement de notre entreprise de service public ferroviaire.

 

La fédération SUD-Rail regrette très fortement plusieurs fédérations syndicales aient accompagné cette remise en cause de notre réglementation du travail. Mais nous savons que la première responsabilité de cette situation incombe à la direction SNCF : aux ordres d'un gouvernement qui ne rêve que de privatisation, elle collabore activement avec ses partenaires des entreprises privées qu'elle retrouve dans l'U.T.P., pour essayer de toujours abaisser le niveau social des salarié-e-s.

 

 

Simplifier la privatisation de la SNCF

Le projet « simplifier la SNCF » s'inscrit dans cette attaque contre le service public ferroviaire. Lors du CCE du 23 septembre, nous avions indiqué « Assurément, ce n'est pas à SUD-Rail que le président de la SNCF est venu chercher des conseillers pour son pseudo « contrat social ». Ceux qui trempent là-dedans n'ont pas grand-chose à voir avec le syndicalisme tel que nous le concevons, ni sans doute avec le syndicalisme auquel croit les syndiqué-e-s qui leur faisaient confiance… ».

 

Depuis, la direction a annoncé un grand moment de dialogue social, qui semble se mesurer seulement au nombre de réunions. Car, pour ce qui est de modifier les objectifs de la direction, ces heures passées en réunion ne serviront à rien. G. Pépy l'écrit clairement, « il ne s'agit pas de négociation ». La fédération SUD-Rail a donc indiqué qu'elle ne participerait pas à la mise en place de ce qui conduit à « simplifier la privatisation de la SNCF ».

 

 

Une situation sociale toujours tendue

Le changement de service de mi-décembre s'accompagne de préavis de grève dans nombre de dépôts. Des roulements plus mauvais, parce que les effectifs sont insuffisants, parce que la direction veut toujours tirer plus de productivité du travail des cheminot-e-s, … voilà ce qui motive ses préavis déposés par les équipes SUD-Rail, souvent dans l'unité avec d'autres syndicats.

 

Aux Trains, les motifs de mécontentement sont toujours nombreux. Les réponses de la direction ne peuvent suffire aux ASCT qui veulent qu'on reconnaisse leur métier, leurs compétences professionnelles, les sujétions et conditions de travail spécifiques.

 

A l'Equipement, une grève de l'astreinte touche de nombreuses équipes LT depuis trois semaines ; les agents des caténaires se mobilisent aussi. Partout, il y a un refus de la remise en cause des accords locaux, et l'exigence de plus d'effectifs, pour une meilleure sécurité et pour améliorer les conditions de travail. Le personnel des ASTI refuse la réorganisation que la direction veut imposer.

 

Le refus de prendre en compte vraiment la pénibilité du travail amène à des situations conflictuelles au Matériel : les cheminot-e-s qui exercent des métiers non reconnus comme pénibles trouvent la situation injuste, et ils/elles ont raison.

 

La direction n'a pas respecté tous ses engagements vis-à-vis des agents de la Surveillance Générale ; là aussi, la tension monte.

 

Au Transport, les cheminot-e-s sont particulièrement inquiets : la menace de filialisation se précise. SUD-Rail refuse cette mauvaise solution, qui n'existe que parce qu'aucun gouvernement depuis 1997 n'a voulu revenir sur la création de RFF, cette entité inventée pour casser l'unicité du système ferroviaire français.

 

En gare, les agents commerciaux sont confronté-e-s à des conditions de travail très dures : effectifs insuffisants, « management » très agressif, culture du « chiffre », usagers désorienté-e-s, … tout cela amène un stress, un malaise importants. La souffrance au travail devient la norme, c'est inacceptable !

 

Les agents administratifs sont balloté-e-s de « centres mutualisés » en « plaques multirégionales », au mépris de leurs conditions de travail et de vie. Nombre d'entre eux/elles restent sur le carreau, dans l'indifférence totale de la direction qui ne voit que par les statistiques.

 

La situation est difficile pour les cheminot-e-s. Mais ce n'est pas le fruit du hasard ou de la malchance. C'est la conséquence de la politique menée par la direction. C'est cela qu'il faut combattre, pour améliorer la situation de tous !

 

 

La SNCF n'exploite pas que les cheminot-e-s à Statut

Depuis des mois, des travailleurs/ses sans-papiers sont en grève, notamment en Ile de France. Les syndicats Solidaires les soutiennent. Nous avions alerté sur le fait que la SNCF aussi utilisait des sans papiers, à travers des entreprises de sous-traitance, notamment dans le nettoyage, le gardiennage, la restauration ferroviaires. De récentes grèves du personnel assurant le gardiennage, la sécurité des gares, ont montré la réalité : des patrons qui, une fois démasqués, tentent de rejeter ces salariés qu'ils exploitent depuis des années ! Le syndicalisme qui lutte et unifie tous les travailleurs/ses quel que soit leur statut a permis de s'y opposer, et d'avancer vers la régularisation de tous.

 

C'est ce même syndicalisme qui refuse l'injustice qui permet aujourd'hui à des centaines d'ex-Emplois Jeunes de récupérer l'argent qui leur avait été volé, lors de leurs premières années à la SNCF. Le récent jugement de la Cour de cassation doit amener la direction SNCF à cesser les procédures. Déjà, la direction SNCF a été condamnée à verser 1 457 681, 15 euros : la fédération SUD-Rail renouvelle sa proposition d'un règlement global de la situation, en arrêtant la litanie des procès perdus par l'entreprise.

 

 

Il n'y a pas que la SNCF qui maltraite les salarié-e-s

Puisque nous parlons des travailleurs/ses du rail sans Statut, il nous faut signaler la chasse aux militant-e-s SUD-Rail et Tou Ensemble que certaines directions de CE ou celle du CCE exercent. La fédération SUD-Rail note une dérive très importante dans ce sens ces derniers mois, avec des procédures de licenciement contre des délégué-e-s … comme cela se passe dans les pires entreprises du secteur privé.

 

 

Reconstruire un mouvement à la hauteur des attaques patronales

Les derniers mois, à la SNCF mais aussi ailleurs, n'ont pas permis de construire le mouvement collectif de luttes qui est nécessaire, pour contrer les attaques patronales. Les syndicats de la fédération SUD-Rail, comme tous ceux de l'Union syndicale Solidaires, ne se satisfont pas dans cette situation.

 

Certes, la mise en œuvre de la loi d'août 2008, reprise de la position commune CGT/CFDT/Patronat d'avril 2008, amène à des tensions intersyndicales. Pour ce qui est de SUD-Rail, nous n'avons jamais pensé ni que la question de l'unité syndicale se réglait par la négation de l'existence de certains courants syndicaux, ni que le recours à la loi pour tenter de les éliminer est une solution correcte et démocratique. SUD-Rail, et les syndicats de l'Union Solidaires, ont été et sont encore victimes de discriminations dans bien des secteurs y compris à la demande de certaines organisations aujourd'hui visées à la SNCF. Ce n'est pas, pour nous, une raison de se féliciter de cette situation.

 

Les huit organisations syndicales se réunissent le 15 décembre, pour décider d'une action interprofessionnelle en janvier. SUD-Rail et l'Union syndicale Solidaires pensent qu'il y a urgence à construire cette action : nous le proposons depuis des mois. Le système capitaliste est en crise, mais les responsables de cette crise entendent bien la faire payer aux salarié-e-s, aux chômeurs/ses, aux retraité-e-s, aux étudiant-e-s !

 

Nous refusons de payer leur crise ! Voilà le mot d'ordre qui doit unifier le mouvement syndical. Le résultat des élections prud'homales, aux conditions d'organisation scandaleuses, montrent qu'il y a bien une place, dans le secteur privé comme dans le secteur public pour un syndicalisme de lutte et de proximité, un syndicalisme qui défend sans concession les intérêts des salarié-e-s, des chômeurs et chômeuses et des précaires, mais aussi un syndicalisme engagé dans des combats sociaux plus globaux contre le libéralisme et pour la transformation sociale. Le syndicalisme qui progresse le plus est celui qui se situe sur le terrain des luttes et qui a donc la responsabilité de proposer et de mettre en œuvre rapidement des mobilisations unitaires pour répondre aux attaques antisociales du patronat et du gouvernement.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 17-12-2008 à 06h38

 Nouvelle charte Intranet Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Comité Central d'Entreprise, séance du 09 décembre 2008.


Déclaration SUD-Rail

 

Nouvelle charte Intranet


A la lecture de la nouvelle charte Intranet, nous remarquons que, comme dans la version précédente, vous limitez au maximum l'expression des Organisations Syndicales. Il est des entreprises où la possibilité est laissée aux Organisation Syndicales d'envoyer des courriels à caractères syndical sur les boîtes aux lettres professionnelles des salariés.

 

Les directions nationales, régionales et même d'établissement envoient pourtant aussi des courriels dont le caractère professionnel est loin d'être avéré (surtout quand il est question de « dénigrer » un mouvement de grève). Votre nouvelle charte nous interdit même de répondre à ses « provocations ».

 

Nous regrettons de nouveau que la Direction ne conçoive le dialogue social qu'a minima et restreigne l'utilisation des moyens de communications modernes. Nous aurions apprécié qu'une souplesse supplémentaire soit intégrée à la mouture définitive de cette charte.

 

La fédération Sud-rail émet un avis favorable.


Note des sudistes des portes de l'enfer: la souplesse ne comprend que le syndicat UNSA, il y a qu'a voir les boites e-mail intranet lors des élections professionnelles, l'ANUS ne se géne pas, 2 poids 2 mesures, voila le code de déontologie.



  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 17-12-2008 à 06h22


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  Blog créé le 24-11-2007 à 02h39 | Mis à jour le 12-12-2009 à 09h38 | Note : 7.50/10