Lors
de son intervention télévisée du 23 septembre, le président de la République a
pu largement faire état de sa combativité pour, à la veille du G20, « moraliser
le capitalisme ».Manifestement, pour
lui, les mots remplacent l’action. Ainsi, on a pu entendre avec stupéfaction
affirmer : « les paradis fiscaux, c’est fini ». Il faut quand même avoir une
sacrée dose de culot pour proférer, sans même ciller, une telle allégation.
En
effet, les exigences de l’OCDE pour rayer de ses listes, noires ou grises,
certains territoires « non coopératifs » sont particulièrement faibles. Il leur
suffit de signer des
accords
bilatéraux d’échanges d’informations en matière fiscale, et sous conditions
strictes,
avec douze pays ou territoires, pour être retirés des listes. Mais pour autant,
le secret bancaire intégral demeure à l’égard de tous les autres pays avec
lesquels ils n’ont pas pris d’engagement. Et surtout, accords bilatéraux ou
pas, le dumping fiscal, qui est à l’origine de détournements de sommes
considérables ainsi ôtées aux budgets publics, est toujours à l’oeuvre.
Les
exigences de l’OCDE deviennent finalement des occasions pour ces territoires de
se blanchir vis-à-vis des opinions publiques. Ces exigences ont d’autant moins
d’effets que le manque de moyens des administrations fiscales rend peu probable
que les multinationales et les banques ayant recours à ces places financières
puissent rendre des comptes.
Pour
l’Union syndicale Solidaires, lutter réellement contre les paradis fiscaux
signifie
interdire
toute transaction financière avec eux. Contrairement à ce qu’affirme le
président de la République, la lutte contre les paradis fiscaux est toujours
d’actualité. La campagne « Stop paradis fiscaux » (www.stopparadisfiscaux.fr),
qui regroupe des forces syndicales, des associations et des ONG, y participe.
Armés de pelles, ingénieurs et techniciens ont creusé jusqu'à faire apparaître le câble Apollo. : Ouest-France
Jeudi,
à Lannion, 500 ingénieurs et techniciens ont déterré un câble
transatlantique. Un acte symbolique de résistance contre les menaces
sur l'emploi.
Ils
sont arrivés, hier, armés de pelles et de pioches, sur la plage de
Lannion. Se sont mis à creuser des tranchées de deux mètres de
profondeur. Pas pour faire des châteaux de sable ou débusquer des
coquillages.
« Nous voulons déterrer le câble Apollo, posé par Alcatel en 2002, et long de 12300km, qui relie les États-Unis à l'Europe », ont-ils
expliqué. Ce tuyau en fibre optique transmet des données entre les deux
continents. Au bout de deux heures d'efforts, ingénieurs et techniciens
ont dégagé un bout de caoutchouc sur une cinquantaine de centimètres. « Nous ne voulons pas le casser, mais symboliquement le déterrer pour montrer la fragilité des réseaux. » Mission (Apollo) accomplie.
Les
salariés d'Alcatel ont avalé trois plans sociaux en deux ans. De
nouvelles suppressions d'emplois et la menace d'externalisation de
certaines activités vers l'Inde planent au-dessus de leurs têtes. À
Lannion, près de deux cents emplois sont sur la sellette. Depuis le
printemps, le personnel débraye régulièrement. « Il se lasse des marches en ville. » Place aux actions originales.
Ce document évoque les méthodes de gestion du personnel par la Direction CGT du CE Clientèles mais aussi l’utilisation dévoyée de la dotation sociale destinée à faire fonctionner le Comité et organiser les Activités Sociales à destination des Cheminots.
Diffusé
le jour de la réunion mensuelle du CE, ce tract essayait de
sensibiliser l’ensemble des participants du CE Clientèles (la SNCF qui
préside, les élus et les représentants des OS) sur leur responsabilité
dans le harcèlement passé mais aussi dans celui qui continue encore aujourd’hui.
Pour quelles raisons un tel silence assourdissant
alors que la vie de salariés est toujours en danger ? Quel accord
occulte lie les participants du CE pour qu’ils se comportent de la
sorte ?
La CGT avait alors demandé (et obtenu) de la part desmembres du bureau du CCE
que « l’affaire » ne soit pas abordée tant que la justice ne s’était
pas prononcée suite à la plainte déposée. Cette posture permet à la CGT
de « garder la main » en contrôlant les développements de l’affaire voire de l’enterrer si la justice venait à tarder à se manifester.
C’est, toute proportion gardée, ce qui s’est passé au CCAS d’EDF…
Au sein du CE SNCF Clientèles, la justice s’est prononcée et, pourtant, aucune OS, aucun élu n’intervient pour demander des comptes à la CGT !
Tiendont-ils parole ?
Il est vrai que le RS CGT déclarait lors de la réunion plénière du mois de mai 2009 que "la CGT respecterait les décisions de la justice pour ces deux salariés" !
La fédération SUD-Rail reçue le 23 septembre 2009 a demandé : l’arrêt du processus de privatisation démarré sur Eurostar...
La fédération SUD-Rail reçue le 23 septembre 2009 a demandé :
l’arrêt du processus de privatisation démarré sur Eurostar,
le maintien des conditions réglementaires de travail,
l’ouverture de négociations sur la répartition des charges,
de nouvelles réponses en matière de rémunération.
La fédération SUD-Rail a porté ce jour les revendications exprimées par les cheminots de l’activité.
La direction n’a pas apporté de réponses garantissant des conditions
de retour satisfaisantes au sein de la SNCF, le respect du RH 0077 et
de l’accord 35 heures ; elle n’a pas davantage accédé aux exigences des
cheminot-e-s d’Eurostar en matière de rémunération et de déroulement de
carrière.
Nous appelons l’ensemble des personnels Eurostar à continuer de
refuser solidairement de se porter volontaires dans le cadre défini
unilatéralement par l’entreprise, et mettons tout en oeuvre pour
inverser le cours des choses en faveur des cheminot-e-s et maintenir
l’unicité de l’entreprise.
En ce sens, SUD-Rail soutient les agents de Paris-Nord, Lille et
Frethun et porte leurs revendications. SUD-Rail appelle les fédérations
syndicales à s’unir dans une action unitaire avec l’organisation
d’assemblées générales.
Nous porterons à l’appréciation des agents les réponses qui seront
apportées par la direction dans le cadre de la DCI Nationale que nous
avons déposée et de la DCI déposée sur la région de Lille à laquelle
s’est jointe la CGT, afin de décider des suites à donner et du dépôt
d’un préavis de grève.
Forte mobilisation des salariés d’ECR. Depuis mercredi
23 septembre, les salariés d’ECR, entreprise de transports ferroviaire
privée, sont en grève concernant leurs conditions de travail et de
rémunération.
Ce
mouvement unitaire, soutenu notamment par SUD-Rail, est massivement suivi avec
des chiffres de grévistes allant de 65 à 96%. C’est
une première dans cette entreprise.
La
direction joue le pourrissement du conflit et refuse jusqu’à présent d’ouvrir
des négociations sur des revendications qui ne visent pourtant qu’à obtenir des
conditions de vie acceptables. Parce que
la grève appartient aux grévistes, les salariés d’ECR se réunissent en assemblée
générale pour décider de la reconduction du mouvement.