Le site de Sud-Rail Cerbère
"Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît." Michel Audiard |
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| Je viens de retrouver cette vidéo avec le bouffon Jacques Marseille, c'est sur qu'avec des individus comme ça, le sarkozisme a encore des beaux jours devant lui.
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Les syndicats dénoncent le coût élevé et les mesures de sécurité "excessives" concernant la venue du président vendredi.
La visite de Nicolas Sarkozy prévue vendredi à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, dans le Val-de-Marne, donne déjà de la fièvre au personnel de l'établissement. Le syndicat Sud-santé de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) s'est élevé contre "l'état de siège" imposé à l'hôpital, où le président de la République doit se rendre pour la célébration de la 2.500e greffe de foie de l'établissement. "L'hôpital est en état de siège", a affirmé Sud-santé : la quasi-totalité des consultations au centre de transplantation hépatique (greffe du foie) ont été annulées pour la visite. Les personnels ont été incités à prendre des congés. Et ceux qui viendront travailler "devront présenter une pièce d'identité, leur carte professionnelle, et une fiche de paie", assure Eric Edon, secrétaire général adjoint du syndicat. Objectif de ces "mesures excessives", selon Eric Edon : éloigner un maximum d'employés pour faciliter les contrôles. Un rassemblement est en effet prévu vendredi à 11 heures à l'hôpital pour protester contre la loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoires), le "démantèlement du régime de protection sociale" et la restriction des budgets des hôpitaux. "On nous a prévenus que les policiers ne toléreraient ni sono, ni mégaphone", a révélé un responsable syndical qui avait vécu la venue de François Mitterrand à Paul-Brousse en 1990 pour la 500e greffe hépatique, et qui assure n'avoir "jamais vu ça". Le coût de la visite de Nicolas Sarkozy, estimé à 200.000 euros par le syndicat, fait également grincer des dents. Cela représente "au bas mot l'équivalent de huit infirmières sur un an", fait savoir Sud-santé. Jean-Marie Le Guen, président de l'AP-HP, a écrit aux syndicats que "l'expression légitime des revendications ne doit pas perturber la visite du président de la République". Et ce car "sa présence est une reconnaissance de l'excellence du travail quotidien" à l'hôpital. Le député (PS) de Paris dit tout de même "comprendre l'émotion du personnel qui vit avec beaucoup de difficultés la dégradation de ses conditions de travail", et être "profondément préoccupé depuis des mois" par les moyens alloués à l'AP-HP. Europe1.fr
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Le 20 mars dernier,
notre collègue Kandé C. a été victime d’une blessure par arme à feu
alors qu’elle effectuait ses missions d’accueil en gare de l’Est.
Celle-ci a été prise en charge dans des conditions particulièrement
choquantes par les forces de police qui lui ont masqué durant plusieurs
heures les responsabilités des agents du poste de police de la gare de
l’est, pourtant responsables du coup de feu.
En outre, la SNCF ne lui a accordé aucun soutien sérieux.
La direction de
l’entreprise était en effet avant tout préoccupée de ne pas se fâcher
avec les services de police plutôt que de défendre l’une de ses agents
(pas d’accompagnement lors de sa reprise de fonction, pas d’aménagement
de son poste de travail malgré le traumatisme subi, pas de conseils
juridiques pour lui permettre de défendre au mieux ses intérêts…)
Pour
couronner le tout, Kandé fait partie de ces nombreux agents en CDD que
la SNCF recrute en permanence pour compléter des effectifs bien
insuffisants !
Aujourd’hui, presque
6 mois après les faits, la direction espère que l’émotion qu’a suscitée
cet accident auprès de ces collègues est retombé.
Malgré de nombreuses
interventions syndicales à tous les niveaux de l’entreprise, Kandé se
trouve en fin de CDD et la SNCF ne lui propose que … la porte !
Parce que le rôle d’un employeur est d’assurer la sécurité de ses salariés, non de les exposerà des risques pour leur santé,
Parce que Kandé est à la fois
victime de la précarité organisée par la SNCF et d’une blessure au
travail dont elle gardera le traumatisme à vie,
Kandé doit être embauchée.
Paris, le 14 septembre 2009
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En
20 ans, le transport de marchandises par le mode ferroviaire a diminué
de 20% pendant que le mode routier multipliait le sien par 2 (de 160 à
320 milliards de Tonne/Km)...
Depuis 20 ans, l’État laisse
le réseau classique se dégrader, optant pour le tout autoroutier et le
tout TGV. Résultat, aujourd’hui, les transports sont au premier rang
des émetteurs de gaz à effet de serre (27% du total national) et le
transport routier est, à lui seul, responsable de 91% de ces émissions.
Ce n’est ni un hasard ni une fatalité, c’est un choix politique :
- celui de la recherche permanente du profit maximum, au détriment de l’intérêt général et de l’environnement.
- celui
du néolibéralisme qui met en concurrence toutes les activités humaines,
tire vers le bas les tarifs, les conditions sociales des salariés et
délocalise l’activité industrielle.
Oui le Fret ferroviaire va mal et on sait pourquoi :
- L’État, refusant de désendetter le système ferroviaire (29,51
Milliards d’€uros en 1997, 32,49 en 2008) a brisé l’unicité du système
ferroviaire en créant en 1997 RFF.
- L’État pénalise le fret ferroviaire en multipliant par 3 en 10 ans le montant des péages à payer à RFF.
- L’État
refuse l’internalisation des coûts externes du mode routier (pollution,
accidents, nuisance sonores, traitement des eaux de ruissellements,
etc…).
- L’État refuse d’imposer par la loi le mode
ferroviaire, quand l’infrastructure existe, à tous les trafics grandes
distances, notamment pour le trafic de transit traversant notre pays.
Face à ce scandale qui a conduit à la régression du transport
ferroviaire, à la suppression de dizaines de milliers d’emplois
cheminots et à la fermeture de nombreux sites de production de Fret
SNCF, le gouvernement annonce aujourd’hui un soi-disant plan de
développement du fret ferroviaire.
Pour la fédération des syndicats SUD-rail :
- Les travaux d’infrastructures portuaires et la création d’un
réseau à haut débit pour le Fret ferroviaire sont nécessaires, nombre
de ces travaux sont en projet depuis des années, il s’agit donc là de
rattraper un retard irresponsable.
- Le projet de TGV Fret pose
lui quelques questions : pertinence écologique, nécessité de
transporter toujours plus vite et à 300 km/h des marchandises, alors
que le réseau classique rénové permettrait des transports de Fret à une
vitesse de 160 km/h.
- Quant au projet de création d’OFP
(Opérateur Ferroviaire de Proximité Privé), il reflète le choix
politique de subventionner avec de l’argent public des intérêts privés,
plutôt que d’inscrire dans les missions de la SNCF, le trafic de wagons
isolés comme une activité de service public et d’intérêt général.
Le plan de communication gouvernemental et de la SNCF autour de ces décisions vise à masquer une autre réalité :
- Celle d’un plan qui ne produira ses premiers effets en terme de
volume que dans 10 ou 15 ans, loin des objectifs de la loi Grenelle 1.
- Celle
de la suppression rapide de 60 % des trafics de wagons isolés par la
SNCF et le transfert de ces trafics sur les camions du groupe Géodis en
contradiction complète avec les engagements du Grenelle de
l’environnement.
- Celle de la suppression rapide de 5000 à
7000 emplois de cheminots et leur reclassement à travers les
différentes entités du groupe SNCF, au risque d’une reproduction du
syndrome France Télécom.
- Celle de la fermeture rapide de
nouvelles infrastructures de production de Fret ferroviaire impactant
parfois gravement certaines collectivité territoriales et compromettant
toute possibilité de relance de l’activité.
- Celle d’une
privatisation rapide par "morceaux" de l’entreprise publique SNCF, avec
la création de nouvelles filiales de Fret ferroviaire spécialisées par
produit.
La fédération SUD-Rail a engagé une campagne de mobilisation pour
s’opposer à la destruction progressive de l’activité de transport de
Fret de la SNCF.
Un premier rendez-vous est donné aux cheminots, qui
sont appelés à se rassembler devant le siège de la SNCF, rue du
Commandant Mouchotte à Paris, mardi 22 septembre, jour où se tiendra un
Comité Central d’Entreprise d’une importance capitale.
Pour permettre la participation du plus grand nombre de cheminots,
la fédération SUD-Rail a déposé un préavis de grève couvrant la période
du lundi 21 à 20h00 au mercredi 23 à 8h00.
A l’issue de ce rassemblement, SUD-Rail a proposé aux cheminots
présents de faire la jonction avec la manifestation des postiers, eux
aussi en grève pour défendre le service public.
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